




Pour le deuxième jour consécutif, la municipalité d’Erevan empêche les journalistes du quotidien Zhoghovurd d’accéder au zoo afin d’observer et de filmer les animaux saisis au manoir de Gagik Tsarukyan, ainsi que de documenter leurs conditions de détention et leur état de santé.
Pour rappel, le Comité d’enquête a indiqué que des épouvantails d’animaux et d’oiseaux, ainsi que trois lions et un tigre, avaient été saisis au manoir et transférés au zoo d’Erevan comme preuves matérielles. Or, l’un des lions est mort après son transfert.
La municipalité explique que l’animal souffrait de maladies liées à son âge et concomitantes, mais le gardien affirme qu’il était en bonne santé et qu’il est mort des suites de l’anesthésie, malgré ses avertissements.
Cette restriction d’accès imposée aux journalistes soulève également des questions.
La mairie déclare que les animaux sont en quarantaine, mais cela n’explique pas pourquoi aucune visite supervisée ni aucun tournage à distance n’est organisé pour informer le public de leur état.
Les experts et les amoureux des animaux soulèvent un certain nombre de questions relatives aux procédures de transport des animaux, à l’anesthésie, à l’examen médical et au contrôle.